Comment se faire financer sa formation en travaux en hauteur
Quel que soit votre statut professionnel, de nombreuses solutions existent pour financer une formation en France. Salariés, indépendants, demandeurs d’emploi ou agents publics peuvent mobiliser différents dispositifs afin de développer leurs compétences, sécuriser leur parcours ou faire évoluer leur carrière.
Chef d’entreprise, Auto-entrepreneur, Profession libérale, Commerçant, Artisan : les différents Fonds d’Assurance Formation (FAF)
Les chefs d’entreprise et les auto-entrepreneurs versent une Contribution pour la Formation Professionnelle (CFP), destinée à leur faire bénéficier du droit à la formation professionnelle. Ils versent cette contribution à un FAF (Fonds d’Assurance Formation) spécifique, selon leur secteur d’activité. C’est ce FAF qui assure ensuite la prise en charge des frais de formation (coûts pédagogiques de la formation). Il vous faudra prendre contact avec l’organisme qui gère le fond de formation correspondant à votre secteur d’activité pour lui demander la procédure à suivre.
LE COMPTE PERSONNEL DE FORMATION (CPF)
Le compte personnel de formation (CPF) permet à toute personne active, dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à sa retraite, d’acquérir des droits à la formation mobilisables tout au long de sa vie professionnelle. Le compte personnel de formation est attaché à la personne et non au contrat de travail ou au statut. Chaque personne dispose sur le site officiel http://www.moncompteformation.gouv.fr/ d’un espace personnel sécurisé lui permettant d’activer son compte personnel de formation.
Depuis le 26 février 2026, le CPF finance les formations certifiantes inscrites au Répertoire Spécifique (RS), comme le CQP Travailler sur cordes proposé par T&S, dans la limite d’un plafond de 1 500 € par dossier, conformément au décret n° 2026-127 du 24 février 2026. Ce montant peut, selon les situations, être complété par un cofinancement de l’employeur, d’un OPCO ou de France Travail. Les formations inscrites au RNCP, quant à elles, ne sont pas concernées par ce plafonnement et peuvent être financées intégralement via le CPF.
À noter : depuis le 2 mai 2024, une participation financière obligatoire s’applique lors de toute mobilisation du CPF. Son montant, indexé sur l’inflation, est fixé à 103,20 € pour l’année 2026. Certaines personnes en sont exonérées : les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail, les salariés bénéficiant d’un cofinancement de leur employeur ou d’un OPCO, ainsi que les titulaires mobilisant leur Compte Professionnel de Prévention (C2P).
Le Projet de Transition Professionnelle (PTP)
Dans le cadre d’un Projet de Transition Professionnelle (PTP), les salariés du secteur privé peuvent s’absenter de leur poste s’ils souhaitent suivre une formation certifiante pour se reconvertir ou faire évoluer leur carrière. Le salarié bénéficie d’un congé spécifique lorsqu’il suit cette formation en tout ou partie durant son temps de travail, et la formation n’a pas besoin d’être en rapport avec son activité actuelle. ACS PREVENTION Ils peuvent mobiliser les droits acquis dans leur CPF pour financer une formation certifiante inscrite au RNCP ou au Répertoire Spécifique (RS), afin de changer de métier ou de profession. Il remplace en cela le Congé Individuel de Formation (CIF) depuis le 1er janvier 2019. Les démarches s’effectuent auprès du réseau Transitions Pro : https://www.transitionspro.fr/.
CPF de transition pour salarié intermittent spectacle : https://fesac.fr/actualites/cpf-de-transition-condition-dacces-salaries-intermittents-spectacle/
LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT DES COMPÉTENCES
Il rassemble l’ensemble des actions de formation définies dans le cadre de la politique de gestion du personnel de l’entreprise et regroupe deux types d’actions de formation :
- les actions de formation obligatoires en application d’une convention collective ou d’accords sociaux ;
- les autres actions de formation, dites non obligatoires
Le plan de formation peut également prévoir :
- des actions de bilan de compétences
- des actions de validation des acquis de l’expérience (VAE) • des actions de formations qui participent à la lutte contre l’illettrisme.
Les formations qui relèvent du plan de développement des compétences peuvent être suivies :
- en interne, au sein de l’entreprise
- en externe, avec un organisme de formation
LE CONGÉ DE FORMATION PROFESSIONNELLE (CFP)
Le congé de formation professionnelle (CFP) permet à l’agent de la fonction publique de s’absenter de son emploi s’il souhaite suivre des formations dans le cadre d’un projet professionnel ou personnel.
LE CONTRAT DE SÉCURISATION PROFESSIONNELLE (CSP)
Le Contrat de Sécurisation Professionnelle s’adresse aux salariés des entreprises de moins de 1 000 salariés, ainsi qu’aux entreprises en redressement ou liquidation judiciaire, visées par une procédure de licenciement économique. Il permet de bénéficier d’un ensemble de mesures d’accompagnement personnalisé par France Travail et de périodes de formation favorisant un retour accéléré vers l’emploi. Le dispositif, reconduit annuellement, est prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 par arrêté du 24 décembre 2025.
LE CONGÉ DE RECLASSEMENT
Le Congé de reclassement est proposé aux salariés visés par une procédure de licenciement économique au sein des entreprises d’au moins 1 000 salariés. D’une durée variable, il permet de bénéficier d’actions de formation et d’accompagnement pour un retour accéléré à l’emploi.
L’AIDE INDIVIDUELLE À LA FORMATION (AIF)
L’Aide Individuelle à la Formation (AIF) permet de financer ou cofinancer, dans certaines situations spécifiques, tout ou partie des frais pédagogiques d’une formation suivie par un demandeur d’emploi. L’AIF est utilisée uniquement lorsque les autres aides en matière de formation allouées par les collectivités territoriales, les organismes paritaires… ne peuvent pas prendre en charge, partiellement ou entièrement, le projet de formation du demandeur d’emploi. C’est France Travail (anciennement Pôle emploi) qui est apte à mobiliser cette aide particulière. L’AIF peut venir abonder le compte personnel de formation (CPF) mobilisé par un demandeur d’emploi.
L’ACTION DE FORMATION CONVENTIONNÉE (AFC)
L’Action de Formation Conventionnée par France Travail (anciennement Pôle emploi) vise à faciliter le retour rapide à l’emploi. Sa mise en œuvre permet de combler un écart entre les compétences détenues par le demandeur d’emploi et les exigences du marché du travail.
La Préparation Opérationnelle à l'Emploi Individuelle (POEI)
La Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle (POEI) doit faciliter le recrutement d’un demandeur d’emploi en comblant l’écart entre les compétences détenues et celles requises par l’emploi visé. Ce dispositif s’applique à toute personne inscrite à France Travail, pour une offre d’emploi d’une durée minimale de 12 mois. Il remplace depuis avril 2024 l’Action de Formation Préalable au Recrutement (AFPR), supprimée dans le cadre de la loi Plein Emploi. Toutes les démarches s’effectuent via France Travail, en lien avec l’employeur proposant le poste.
LE CONTRAT DE PROFESSIONNALISATION
Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail en alternance conclu entre un employeur privé (sauf les particuliers employeurs) et un salarié. Les groupements d’employeurs, les entreprises de travail temporaire et les employeurs saisonniers peuvent accueillir un salarié en contrat de professionnalisation. L’objectif est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes et des adultes par l’acquisition de savoir théorique en cours et d’un savoir-faire pratique au sein de l’entreprise.